Semaine 3: Le Genre et la discussion interactive à la radio

Bonjour à toutes et à tous.

Cette semaine, nous verrons comment faire participer les femmes aux émissions.

Y a-t-il des difficultés que les femmes éprouvent pour pouvoir participer aux émissions radio ? Est-ce qu’il y a d’autres groupes de personnes dans ta localité qui n’ont pas la même opportunité pour participer aux émissions ?

Quels sont les moyens que les radiodiffuseurs et radiodiffuseuses peuvent utiliser pour faire participer ceux qui sont exclus ?

Veuillez consacrer une minute à la lecture des ressources suivantes : « Comment bien servir vos agricultrices ». Cliquez sur ce lien: http://scripts.farmradio.fm/fr/radio-resource-packs/103-production-du-niebe/10-comment-bien-servir-vos-agricultrices/

Vous voudrez bien aussi lire les autres ressources pratiques en suivant ce lien : http://discussion-fr.farmradio.fm/t/ressources-pratiques/484

Nous vous rappelons que vous devez suggérer des approches ou sujets sur la discussion interactive, sur lesquels vous souhaitez apprendre d’avantage. Posez vos questions ou affichez vos idées ici. Nous nous y pencherons la semaine prochaine.

Très bonne semaine à vous !

Parlant de la participation des femmes aux émissions radio, elle se situe à deux niveaux: l’accès aux postes radios et les moyens de communications. Si à RRI/ Burkina, nous permettons à nos radios partenaires de disposer de postes radios solaires pour remettre gracieusement aux groupes d’écoute communautaires, il est impérieux de se pencher sur la question de l’accès aux outils de communication tels que le téléphone.

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Bonjour a tous je suis Ousmane Sissoko de la radio IDFM de Koulikoro. En tout ca je suis parvenu a faire participé les femmes de Koulikoro a travers une émission (mousso kounda)

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Bonjour @mexancarionne,
Nous apprécions déjà vos efforts dans la facilitations de l’accès des plus défavorisés au signal des radios partenaires.
Au delà de cette démarche, quel regard portez vous sur la présence féminine à l’antenne au sein des radios locales. Avez vous connaissance des groupes exclus, et qui ne se font pas entendre à volonté?
Au plaisir :relaxed:
Meli

Bonjour Ousmane,
Pour mieux comprendre, peux-tu nous expliquer ce que signifie « mousso kounda » et comment tu procède pour faire participer les femmes de Koulikoro? Y a-t-il d’autres groupes de personnes dans la zone de Koulikoro qui ont des difficultés pour se faire entendre à travers votre radio?
Merci

Bonjour à tout le monde

A Radio Batcham ou je travail dans le service des langues locales, les femmes n’ont pas de difficultés particulières pour participer aux émissions. Nous avons trois émissions qui défendent le droit des femmes (promotion de la notion de genre, scolarisation de la jeune fille, lutte contre les violences faites aux femmes, l’épanouissement de la femme, promotion de l’agriculture etc.). Ces émissions s’appellent ‘à no tsué là’ qui parle des us et coutumes, diffusé samedi 21h-22h, ‘nzuee tsee bea’ qui parle de la femme rurale diffusé vendredi de 18h à 19h et rediffusé tous les dimanches de 8h à 9h. Les leaders des associations des femmes rurales sont invités, ainsi que certains hommes et nous débattons sur des thèmes bien précis. Les auditeurs interviennent par téléphone ou envoient des lettres qui sont lus à l’antenne. J’anime aussi une émission intitulée ‘le jih ngouon ne le swè shouom’ qui traite tout concernant l’agriculture, diffusé tous les mardis de 18h30 à 19h. Les techniques culturales sont enseignées et les échanges des expériences agricoles y sont effectués. Je tiens ici à souligner que dans notre région, ce sont les femmes qui pratiquent en majorité l’agriculture.
Le problème est avec la communauté ‘bororo’ qui ne participe pas. Ils ne maitrisent pas la langue de la localité et les langues officielles. Leur langue c’est le Fulfulde. Leurs enfants ne vont pas à l’école. Ils sont nomades et vivent dans les montagnes ou ils élèvent les bœufs, chevaux et moutons. Leur éloignement de la communauté est un frein car pour aller chez eux il faut les moyens financiers que l’on n’a pas toujours. Il faut aussi un interprète pour pouvoir échanger avec eux. Comment pouvons-nous résoudre ce problème ?

Je pense pour ma part que l’Etat peut suivre de près cette communauté qui est minoritaire et faire établir les actes de naissance aux enfants et les encourager tous à aller à l’école et les sensibiliser aussi sur l’importance de l’éducation. Cette communauté doit aussi s’intégrer en tissant les liens de mariage avec les autres communautés : cela les permettra à maîtriser la langue locale et permettre aussi aux populations locales à apprendre le Fulfulde qui est leur langue. Nous pourrons aussi à la longue créer une tranche d’antenne en Fulfuldé, animé par un membre de cette communauté.
Merci à tous

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Bonjour @Beaudelaire1,
Vous avez fait une présentation détaillée des efforts que vous fournissez au niveau de votre radio pour faire participer les femmes. Merci pour ce partage! Vous soulignez aussi la difficulté avec ces ‹ bororos › qui ne participe pas du fait de leur mode de vie particulier. Toutefois, vous proposez aussi quelques solutions à ce problème. Alors, qu’en pensent les autres membres de Barza discussions? Donnez nous votre lecture de cette expérience!

Bonjour tout le monde,
La participation des femmes aux émissions étaient un aspect très délicat dans les dix dernières années. Les femmes ne possédaient pas de radio à plus fort raison le téléphone portable. Mais actuellement plus de femmes ont accès au téléphone et à la radio. Le défi est généralement au niveau des crédits téléphoniques, beaucoup de femmes dans les milieux ruraux peuvent faire souvent un mois ou sinon plus sans mettre de crédit dans leur téléphone. La majorité mette un minimum juste pour biper.
L’exploitation du bip et la mise en place des groupes d’écoutes communautaires sont les points nommés.

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Bonjour @Ltogola. Vous soulevez le problème de disponibilité des crédits téléphoniques qui touche pratiquement toutes les communautés. Alors, comment utilise t-on le bip pour surmonter cette difficulté? C’est une idée ingénieuse, j’imagine!:smiley:

Meli

Bonjour, tout le monde.
Au niveau de la Radio Fatou, nous avons des animatrices femmes qui animent des émissions sur les femmes. A travers ces productions, elles sensibilisent les femmes sur l’important rôle qu’elles doivent jouer au sein de la société. Par exemple, il y a une émission qui se nomme « Sènè » (Agriculture en bambara) qui sensibilise les femmes sur les méthodes de cultures durables. Il s’agit d’une émission qui se déroule entre 9 heures et 11 heures et qui trouvent beaucoup de femmes dans les foyers.

Pour l’instant, les femmes ont des difficultés à réagir directement lors de l’émission à cause d’un manque d’infrastructures de communication au niveau de la radio (absence de téléphone, internet). Le village n’est pas encore desservi en moyens de communication de dernières générations. Nous travaillons à corriger ce manquement qui porte préjudice à la radio et à la communauté. Les populations réagissent à partir des lettres qui viennent souvent avec beaucoup de retard.

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Bonjour @damisjunior, Vous relevez des efforts importants qui butent cependant sur l’absence des outils modernes de communication. Y a t-il des groupes dans votre zone qui ne participent pas du tout? Si oui, quelle est la cause?
Merci
Meli

Il y a beaucoup de groupes qui n’ont aucune possibilité de participer à ces échanges faute de moyen. Nous sommes à peine à un début d’installation des réseaux téléphoniques qui ne donnent pas satisfaction pour l’instant. Beaucoup ne disposent pas de téléphone portable pour pouvoir partager leur quotidien avec Les autres. Souvent nous faisons des déplacements pour accueillir leurs avis et dans les villages environnants.

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Oui une idée très ingénieuse. Vous savez, au Mali les gens aiment tellement biper de sorte que les réseaux mobiles du Mali ont ajouté une autre option qui va au delà du bip. C’est à dire même si tu n’as un rond dans ton téléphone tu compose le numéro du destinataire et l’appeler. Le destinataire reçoit un message de "peux -tu me rappeler. Les jeunes filles aiment utiliser cette option beaucoup.

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Bonjour à tous,
Au jour d’aujourd’hui nous les femmes n’ont aucune difficulté pour intervenir dans nos émissions. C"est vrai que nous avons eu ce probleme en 2005 auand elle a été créee. Et nous nous sommes dit comme elle a deux cibles les femmes et les enfants dont les jeunes il était de notre devoir de les sensibiliser à travers une descente que nous avons observé dans de nombreuses association féminines de notre localité dans le but de les convaincre à s’approprier l’outil radio qui est le leur et que pour se faire elle devraient participer dans les émissions quand elle sont sollicitées soient directement dans le studio comme invité ou bien par des appels téléphoniques quand la ligne est ouverte aux auditeurs. Et pour réussir vraiment à les convaincre nous leurs disions que la radio était aussi une tribune de partage d’expérience entre les femmes sur divers domaines notamment la santé, l’agriculture. Entre autres arguments visant à les convaincre nous leurs disions aussi que la femme est un vecteur de communication incomparable et que si elle pouvaient pour des sujets les concernant s’adresser à d’autres femmes par la radio le message ou la communication passerai plus vite. Depuis lors ceci se fait à travers l’émission que nous avons dénommé « POINT DE RENCONTRE DES FEMMES » ou les femmes elles memes font la préssion aujourd’hui à la présentatrice pour participer aux prochaines éditions

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A mon avis je pense que meme sans téléphone en dehors des déplacements que vous faites dans ces villages vous pouvez pendant l’émission par exemple communiquer le sujet de la prochaine émission et inviter ces auditeurs à apporter leur contribution par courrier à déposer à la radio en fixant la date limite et vous exploiter ces courriers dans les émissions. Vous pouvez choisir les jours des marchés et programmez vos descentes que vous annoncez à la radio et les auditeurs vont appreter leur courrier ou leur reaction qui pourront etre enregistrer.

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Merci pour cette contribution @Serges. Je note ici que lorsque les femmes sont encouragées à intervenir, ça suscite l’émulation et pousse encore plus de femmes à participer. C’est intéressant!

Bonjours à toutes et à tous.
Le sujet de cette semaine est tellement important. Par rapport à la participation de la femme dans des émissions radio, pour la RADIO ONDESE FM, la situation reste très précaire. Trouver une femme dans une radio comme journaliste productrice, animatrice ou reporter n’est pas facile dans cette partie de l’Est de la RDC.

Pour notre cas nous avons 3 femmes (filles) dont une comme journaliste-productrice-reporter et deux autres comme des journalistes-animatrices, mais la tache n’est pas facile pour elles. Les femmes qui parlent à la radio que sa soit comme des journalistes ou comme intervenant, dans cette partie sont considérés comme des putes, comme des connaisseuse, comme des femmes à craindre dans la société,… chose qui fait que la plus part de femmes et surtout les filles dans cette partie se réservent à parler à la radio et ou à devenir des journalistes. Tout ça à cause des coutumes qui interdisent la femme à parler devant la masse chose encore plus grave à la radio. C’est ainsi que la plus part des femmes à part les quelques femmes leaders des associations féminines et nos 3 journalistes qui brisent le silence et sollicitent même quelque fois des interviews et participent dans nos émissions. La majorité des femmes préfèrent voir le journaliste en personne et lui parler de bouche à l’oreille. Pour les cas des filles elles craignent à manquer les mari et devenir des ‹ ‹ kesheni › ›, c’est-à-dire une fille la plus âgé du village.

Donc, vous comprendrez avec moi qu’à travers cette discussion, nous aurons pour notre cas avec l’expérience des autres à se doter vraiment une stratégie qui nous permettra à amener les femmes de notre rayon d’action à avoir la soif de parler à la radio comme d’autres femmes des autres parties de l’Afrique. Comment pouvons-nous alors faire pour amener celles-ci à trouver la soif à parler à la radio?.
Merci
David Munyaga

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Bonjour à tous,
La participation des femmes aux émissions a radio Medumba à l’Ouest du Cameroun s’accroît de jour en jour. Elles participent le plus à trois émission produites à la radio. L’émission qui porte sur la santé, l’agriculture et les émissions sur l’actualité là où on joue aux jeux et gagne des lots.

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Salut tous.
Les émissions interactives que nous réalisons à la Radio Soleil de Pala au Tchad, les femmes n’interviennent pas souvent. Pourtant elles sont nombreuses à nous suivre. Nous réalisons ces émissions en français et en langue locale. Les interventions des femmes manquent énormément. Celles qui réagissent parfois, émettent des idées constructives. Donc actuellement nous réalisons les émissions interactives avec moins de la participation des femmes.

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