Semaine 2B: Avantages et défis de la collaboration pour les émissions agricoles

Salutation
Beaucoup de devis sont également partagés.

  • Parlant du cas du Mali, le principal devis reste LA PRISE EN CHARGE DES COÛTS DES EMISSIONS. Certains l’ont déjà évoqués :

Au Mali, un grand nombre d’émissions sont réalisées grâce à l’appui financier de certains partenaires (Projets/Programmes et ONG). Ces sont appréciées par toutes les parties prenantes et même les Agriculteurs. Mais dès le partenaire se retire, les émissions sont aussi arrêtés.

A cela, s’ajoutent d’autres devis :

  • On peut aussi parler de :
    Méconnaissance de l’opportunité de collaboration entre les parties prenantes (radiodiffuseurs, agents vulgarisateurs, organisations d’agriculteurs, collectivités, etc…)
1 J'aime

Je partage les avantages relevés par les uns et les autres concernant la collaboration pour les émissions agricoles. Ces émissions collaboratives, du fait de la multiplicité des points de vue et des compétences des participants venant d’horizons divers, contribue à enrichir les savoirs sur les pratiques agricoles et à les vulgariser.

S’agissant des défis, la collaboration de façon générale crée entre les partie du réseau une certaine interdépendance, cependant chaque partie a son propre programme d’actions qu’elle suit rigoureusement et cela ne lui permet pas de contribuer correctement à la collaboration au moment propice. Dans le domaine agricole, les émissions collaboratives peuvent traiter des questions urgentes mais elles n’aboutissent qu’à des résultats très limités.

1 J'aime

Bonsoir pour moi Sikasso est une ville sénoufo. Et le sénoufo n’es pas très bavard et ouvert. Donc un très grand soucis de dévoiler les problèmes et les tactiques dans le domaine de l’avancemer de l’agriculture.

1 J'aime

Bonjour @MANU :smiley:.
Il n’est pas question ici d’un quelconque bavardage. Nous partageons nos expériences, notre vécu dans l’optique de trouver des solutions qui nous permettent d’améliorer notre travail pour la communauté. Donc dites nous les avantages que vous avez recensé dans la collaboration avec les autres dans la réalisation de vos émissions agricoles ainsi que les difficultés que vous avez à entretenir ces collaborations.
Merci

Merci @coulou pour ce résumé des défis de la collaboration mais aussi des propositions visant l’entretien d’une bonne collaboration. Il y a comme vous le dite, une opportunité que toutes les parties devraient saisir dans la collaboration. La radio est un outil de communication. Pour livrer la bonne information, le radiodiffuseur ou la radiodiffuseuse doit s’approvisionner quelque part. Cette source peut être un agent vulgarisateur, un chercheur, une experte dans un domaine précis. L’auditeur (agriculteur ou agricultrice) collabore aussi en écoutant l’émission pour laquelle il ou elle donne un avis ou sollicite des éclaircissements pour une meilleure mise en oeuvre des orientations nouvelles. C’est cette synergie qui impulse des changements positifs en communauté.
Pour que ça marche vraiment, utilisons une approche qui éloigne la suspicion. Pour solliciter une structure, passons par le chef de la structure pour lui expliquer le bien fondé de notre initiative. Pour avoir des intervenants dans une communauté, passons par des leaders ou chefs de communauté par qui nous pourrons obtenir facilement la ressource dont nous avons besoin.
Par exemple, lors de mon séjour au Mali en 2014 dans le cadre une initiative de recherche, j’ai séjourné dans une localité reculée appelée Zana où il existe une radio locale appelée « Etoile de Zana ». Cette recherche visait à cerner les relations entre la radio et la communauté en vue de l’amélioration de cette collaboration. A la suite du travail au sein de la station radio, il fallait consulter une communauté voisine. J’ai choisi la communauté Koyo située à une dizaine de kilomètres. Pour y parvenir, j’ai demandé une audience auprès du chef de la communauté qui après m’avoir écouté, a lui-même facilité, avec fierté, les échanges avec les membres de sa communauté. Je vous présente ici de illustrations de cette activité. Vous me verrez tour à tour avec l’équipe de la Radio Etoile de Zana, avec le Chef du village Koyo et ensuite avec un groupe de femmes du village Koyo.




Un participant de la plateforme anglaise à donné une contribution qui résume tout. Il a dit ceci :
« Ce qui a fonctionné pour moi, c’est la relation que j’ai établie avec les agriculteurs et les parties prenantes avant de pouvoir leur poser des questions. Ils se sentent en sécurité avec quelqu’un qui est comme un ami et une famille pour eux. L’humilité et l’empathie sont un autre attribut qui fonctionne ».

@Dolphe relève ici un point à ne pas négliger sur la concordance des agendas:

Sur le point suscité, je suggère une entente mutuel longtemps à l’avance pour que chaque partie puisse inscrire le rendez-vous dans son agenda. Il existe cependant des cas de force majeure qui peuvent appeler une reprogrammation. Tout réside dans la volonté réelle des partie d’atteindre un objectif commun.

Aussi, un participant de la plateforme anglaise évoque un défi relatif aux barrières de langues dans une communauté où on utilise des langues variées. Dans ce cas, je suggère l’appel au bénévolat afin que des personnes volontaires qui maîtrisent plusieurs langues puissent servir comme interprètes dans la conduite des interviews (Nous nous appesantirons profondément sur les interviews, élément clé de la collaboration, la semaine prochaine).
L’humilité est un atout indéniable pour une collaboration réussie.
Merci à tous.

Les échanges se poursuivent.

1 J'aime

La collaboration pour la production des émissions agricoles nous allège vraiment la tâche mais parfois nous éprouvons des difficultés pour réunir tous les concernés ( au moment voulu ). Pour l’une ou l’autre raison certaines personnes ne savent pas respecter leurs engagements, surtout le facteur temps.

1 J'aime

Merci pour cette expérience @Meli. J’apprécie cette technique de collaboration que j’entends copier.
Quand on collabore avec les experts dans le cadre des émissions agricoles, on se forme et on rend l’émission crédible et attrayant. Comme difficultés de la collaboration, je fais souvent face à l’indisponibilité des experts, et des difficultés sur les moyens de déplacement pour aller rencontrer les experts. La moto parfois n’a pas de carburant faute de moyens financiers. Il faut alors parfois renvoyer certains rendez-vous en attendant les moyens.

1 J'aime

nous bénéficions des exemples de collaboration des uns et des autres et nous allons mettre en pratique. néanmoins le moins qu’on puisse dire qu’en faisant intervenir les personnes ressources dans une émission, cela rend l’émission captivante. l’aspect genre est pris en compte. en ce qui concerne les émissions dites de la rédaction, les présentateurs sont soit les hommes soit les femmes et les personnes ressources sont des deux sexes. a force de collaborer avec les experts en agricultures et les agriculteurs nous avons acquis beaucoup d’expérience que nous partageons aussi à notre niveau.

1 J'aime

Merci @Ide pour ce partage.
Quels difficultés éprouvez vous dans la collaboration?

Veuillez aussi lire les contributions des autres participants et sentez vous libre de commenter, apprécier ou poser des questions.

Meli

Il est utile de préciser que la réussite ou l’échec d’une émission agricole est à l’actif du Journaliste qui coordonne la production de l’émission et qu’il en découle que le travail réalisé renseigne autant sur sa personnalité que sur sa compétence professionnelle.

Ainsi, c’est le Journaliste qui fidélise son émission au public cible ; cherche et trouve les interlocuteurs de très grande expertise en l’occurrence les agri-éleveurs; les agronomes ou vétérinaires chevronnés ; synchronise tous les éléments enregistrés ; donne la parole aux Experts invités ; place les intermèdes musicaux en fonction du cheminement de l’émission; prépare les indicatifs accrocheurs de début et de fin d’émission et qui s’assure d’enregistrer et de diffuser le son de bonne qualité tout en respectant le temps imparti à l’émission.

Une émission n’est pas comme une autre autant que les journalistes n’ont pas la même perspicacité. Et pour cause, je me souviens de mon émission rurale trihebdomadaire diffusée en langue nationale le Kirundi et qui tenait en haleine les auditeurs du monde rural pendant quatre-vingt dix minutes les après-midi sur la Radio Nationale du Burundi depuis 1988 jusqu’en 1992 qui était intitulée : « AMAKURU AVURWA MU NTARA Z’UBURUNDI » .

Cette émission axée sur le développement socio-économique du monde rural que j’avais personnalisée selon les règles de l’art journalistique en coordonnant les apports des Correspondants provinciaux de l’Agence Burundaise de Presse que je devais préalablement enregistrer et m’occuper de tout le travail de montage en analogique, a aussitôt fait long feu depuis qu’il a été confié aux autres et cela sans doute que les successeurs n’avaient pas le même enthousiasme dans la préparation de l’émission ni les mêmes objectifs ou encore moins la même rigueur journalistique

Bonjour @KANT. Vous apportez ici un témoignage vif qui éveil. Je résume en une phrase.
La réussite d’une émission agricole repose sur les deux principaux facteurs que sont, la compétence et l’engagement du radiodiffuseur ou de la radiodiffuseuse.
Ces deux facteurs de complètent pour assurer l’efficacité.
J’ajoute qu’en dehors de la formation académique, la compétence s’acquiert surtout au fil de l’engagement. A force de forger, on devient forgeron, dit un adage populaire chez nous au Cameroun.
Merci pour cette contribution.
Meli

Je partage le point de vue exprimé par @Meli qui découle de son analyse de ma précédente contribution.

Et pour cause , c’est bien la compétence et la personnalité du radiodiffuseur ou radiodiffuseuse qui forcent le respect de celui-ci ou celle-ci et pérennisent son émission agricole auprès de son public cible.

1 J'aime

Dino KONATÉ radio Loudon Sapouy.
Les avantages de la collaboration
Elle permet à toutes les parties prenantes d’avoir une même vision sur les techniques agricoles et aussi améliorer les pratiques.
Les défis sont multiples ,on peut parler de la vulgarisation des nouvelles techniques agricoles en lien avec la technologie.
Encourager les acteurs sur le terrain avec des appuis conseil et voir même des subventions.

1 J'aime

Bonjour @Dino .
Je partage bien votre avis relativement aux avantages de la collaboration.

Mais je n’ai pas compris le défis que présente la vulgarisation des nouvelles technologies.

Je te prie d’expliquer un peu plus pour que nous puissions saisir ce défi.
Merci

Je parle du lien entre les techniques et la technologie parce toutes les choses ont évolué avec la technologie. Nous avons de nouvelles façon un différentes de l’ancienne méthode. Donc on doit appliquer cette technique en tenant compte de la technologie.

1 J'aime

Très intéressant. Modèle à imiter

Oui, c’est très fréquent dans les zones où il y’a plusieurs ONG qui distribuent des piediems juste pour dire que l’on a réaliser des programmes radios. Et après le départ de ces ONG, les producteurs ont des soucis. Certaines ressources croient que le pauvre Journaliste ne veut pas leur donner des prises en charge.
Cela mais arrivé dans une production sur la tuberculose. C’est le chargé du programme au niveau du district sanitaire qui demande : est-ce qu’il y a prise en charge ? Vous voyez comment c’est difficile…

1 J'aime

Bien dit. Vraiment difficile.

Bonjour le réseau pour ce qui concerne les avantages et défis de la collaboration pour les émissions agricoles,
Les avantages il y a une large diffusion, une partage d’expériences sur les sujets, etc.
Les défis de collaboration: la mutualisation des infos, permettre aux auditeurs de approprier des infos de les utilisés dans leurs activités, etc

Duwani tu a dit la vraie difficulté, et vraiment cela perturbe tout car le départ de ces Ongs toute action initié est vu comme bailleur donneur d’argent