1 - Introduction et activité brise-glace

Bienvenue à toutes et à tous à ce débat en ligne sur la nutrition.

Je suis Inoussa Maïga du Burkina Faso et j’ai la lourde charge d’assurer la modération de cette discussion qui va durer trois semaines.

  • Pourquoi la nutrition est-elle importante ?
  • Quels liens entre la production agricole et la nutrition ?
  • Quels liens entre les aspects genre et la nutrition ?

Ce sont autant de questions que nous allons mettre en débat pendant ces trois semaines.
Mais avant d’entrer en plein dans le débat, nous allons profiter des deux premiers jours, c’est-à-dire les 9-10 mars, pour faire connaissance.

J’invite tout un chacun à présenter et aussi participer à l’activité brise-glace qu’on vous propose. Celle-ci consiste à nous décrire ce qu’est votre repas ordinaire et partagez une histoire sur ce repas (cela pourrait se résumer simplement à une description du repas que vous consommez, mais aussi à la façon dont il est préparé ou bien plus). Ce serait encore mieux si vous avez une photo pour illustrer votre propos.

Une fois que vous donner la description de votre repas, vous également réagir sur celles des autres participants et nous dire quelle description de repas vous préférez et pourquoi.

Les participants qui nous rejoindront plus tard pourront toujours se prêter à cet exercice ludique et pas moins important.

Je vous invite à participer très activement à cette discussion et aussi à encourager vos collègues à y prendre part.

Cela dit, je souhaite à toutes et à tous une très bonne discussion.

Inoussa Maïga
Modérateur

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Bonjour à toutes et à tous,

Merci cher modérateur, pour ton message de bienvenue !
Mon nom est Serge Adam’s Diakité et je viens de la Côte d’Ivoire, mais vivant actuellement à Accra au Ghana. Je suis journaliste indépendant, après plus d’une dizaine d’années dans des stations de radiodiffusion. J’espère que nous passerons d’excellents moments ensemble. D’ordinaire, j’aime bien manger l’Attiéké (un plat à base de semoule de manioc) ; il s’accompagne de poissons (fris ou fumés), de condiments (piments, tomates et oignons) et d’huile. L’attiéké est aussi mangé avec de la sauce, accompagné de poisson. C’est d’ailleurs l’un des mets préférés des ivoiriens et beaucoup de gens venus d’autres pays s’y intéressent. Avec le poisson, il est vendu par des femmes. Avec le poisson Thon spécialement, il prend l’appellation de GARBA et est vendu cette fois par des hommes, des nigériens pour la plupart ; le nom GARBA serait d’ailleurs celui de l’un des premiers à s’adonner à la vente de l’attiéké aux poissons (par les hommes) dans le pays. Quelques fois, l’après-midi mais beaucoup plus en soirée ou la nuit, l’attiéké accompagne le poisson dit ‘’ braisé ‘’ (fumé sur des braises) ou le poulet (lui aussi braisé, fris ou dans une sauce). Les peuples lagunaires, de tradition pêcheurs, sont connus pour leur attachement à l’attiéké. L’attiéké peut se manger en l’état (de couleur blanche ou jaune claire, selon le type de manioc) ou être aspergé d’huile de palme ; il prend alors la couleur rouge et est bon avec la sauce claire. Comme on le voit, l’attiéké est très souvent consommé en Côte d’Ivoire. Il y en a pour toutes les bourses, mais celui qui en consomme se sent lourd et a parfois sommeil, à cause de l’huile qui accompagne, dit-on. Ma petite histoire avec l’attiéké, c’est qu’au lycée, alors élève, il était difficile pour nous (mes camarades de classe avec) de reprendre les cours à 14h, après une partie d’attiéké à midi (à la pause déjeuner). C’était encore plus difficile lorsqu’on avait un devoir de 4hrs l’après-midi ( de 14h à 18h ) ; devoir de français ou de philosophie. L’attiéké, le manque de sieste, le sommeil et les pensées philosophiques ou littéraires qui ne venaient pas tout de suite. Mais impossible de se priver de l’attiéké ; c’était le repas le plus adapté à notre poche en tant qu’élève, mais aussi celui capable de nous garder endurants jusqu’à la fin des cours de la journée. J’espère trouver des images …. Elles seront postées dès que possible. Je vous souhaite un Bon Appétit !

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Humm miam miam! On aime tous l’atiekè. Laisse-moi te dire, Serge Adams, que de plus en plus au Burkina, c’est un plat qui s’impose. Moi j’aime bien quand c’est accompagné avec l’alloco (banane plantain frite).
Merci de nous avoir ouvert encore plus l’appétit. On attend des photos!
Après le bon atiekè servi par Serge Adams, qui dit mieux ?

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Je me jette aussi à l’eau. Je suis Inoussa Maïga, journaliste Burkinabè, président de l’Association Burkinabè des Journalistes et Communicateurs Agricoles (ABJCA). Je suis par ailleurs chef du bureau francophone de Barza Infos.
A quoi ressemble mon repas ordinaire ? Alors je vais vous décrire l’un de mes derniers repas que j’ai à Bissau (où je suis actuellement, juste de passage) chez Dona Fernande, une restauratrice de rue qui, aujourd’hui, tient l’un des restaurants les plus fréquentés de la capitale Bissau-Guinéenne.


Le repas est composé d’un poisson frais assaisonné d’épices locales puis braissé, accompagné de riz blanc bouilli, de frites de pomme de terre et de salade de choux et de tomate. J’ai adoré !!! C’est le genre de repas qui vous fait vous sentir à la maison, tellement il se laisse savourer.

Puis j’ai l’occasion de goûter au jus de gingembre au citron de Dona Fernande, je n’en avais jamais bu d’aussi savoureux jus de gingembre. Un pur délice, du plaisir à l’état pur.

Alors, qui dit mieux ?

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Je réponds au nom de Jean de Dieu ININAHAZWE, je suis journaliste agricole, Président de l’association des communicateurs et journalistes agricoles au Burundi. Je suis également interprète et webmaster.

Merci Monsieur Inoussa et Monsieur Serge d’avoir partagé vos repas.

Patientez un peu je vais partager, à mon tour, mon repas préféré, qui est, peut être, différent.

Excellente journée à tous et à toutes

Jean de Dieu

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Content de te retrouver ici pour cette discussion sur la nutrition.
On attend de découvrir le plat que tu proposes de nous servir.

Maiga.

Bonjour,
Je m’appelle Alain Georges Lietbouo, journaliste camerounais sejournant actuelement à Kampala en Ouganda. Je suis content de pouvoir rejoindre et de pouvoir partager avec vous cette discussion dont l’importance n’est plus à démontrer. Toutes les activités que nous menons ont seul objectif pouvoir se nourrir convenablement. Bientot je vais partager avec vous mon plat local de de Pocho, green de sweet potato et beans…A bientot

POST ENGLISH. I HAVE POOR FRENCH PLEASE
Sachia

Je suis Charles Traoré formateur chargé des médias et de liaison avec les radiodiffuseurs pour Radios rurales internationales au Mali. Cette discussion sur la nutrition est d’autant plus intéressante qu’elle concerne tout le monde sans discernement tant que l’on mange à chaque fois que l’on a faim ou pas. Cela dit, La nutrition nous rend compte de la qualité de notre alimentation et ceci étant quant est-il du revenu en lien avec la nutrition ? Je serai intéressé à débattre dans les jours à venir quelle type de nutrition pour les faibles revenus. Je suis végétarien soft, qu’est ce à dire ? rejoignez-moi dans les débats à venir, merci ! :yum:

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Tu me fais saliver mon cher Inoussa ; je crois qu’avec de tels plats, tu ne peux que prolonger ton séjour à Bissau ;surtout que tu t’es déjà ‹  › jeté à l’eau ‹  ›. :laughing:

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Bonjour cher Modérateur inoussa Maiga et Bonjour à tous les participants.
Je suis Seydou Camara Journaliste à la Radio Wassoulou de Yanfolila un des cercles de la Région de Sikasso au Mali. Je suis d’ethnie Malinké ce qui sous entend que je suis un ami de l’arachide qui est abondamment cultivé chez nous ici. Comme repas j’apprécie la sauce à patte d’arachides qui est préparée avec des poissons frais mais encore plus délicieux avec des poissons fumés (silures de préférence), des oignons, des pattes de tomate, du sel, des poivres, des courges, du piment. c’est une sauce qui se mange avec du riz blanc ou fumé. Soyez nombreux à participer à la discussion et je vous invite à table à la fin de la discussion mais d’ici là bon appétit chez vous.
Bon courage au modérateur dans cette lourde tache malgré qu’il soit mon esclave car Dieu a créé nous les malinkés et nous nous avons créé les Songhoi.

Bonjour Msr Maiga
Je m’appelle Salimata KONE, je suis journaliste independante au Mali Bamako, volontaire a Radios Rurales Internationales depuis quelque moment. vue le role que les femmes jouent dans la securite alimentaire: la sante des enfants, la diversite de l"alimentation et plein d’autre chose, donc je trouve cette discution la tres interessante. moi particulierement je serais interesse par (gender and nutrition).
J’aime la sauce Yassa;
le Yassa est a base d"oignon,
pour la preparation: tu marine l"oignon couper,avec le moutarde, la carotte, percile,laye, bouillon, poivre,tous ca accompagner de poulet ou viande ou poisson ca va.
Bon appeti

servir avec du riz ou du cous-cous

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J’adore le Yassa avec du riz mais je ne l’ai jamais goutté avec du cous-cous j’imagine déjà la saveur

on dirait que les Bissau Guinéens prennent bien soin des étrangers hein? :yum: que c’est bon

Bonjour Seydou Camara.
La sauce patte d’arachides, ça me tente vraiment, encore plus quand c’est accompagné de poisson.
Très bon appétit.
Maiga.

Bonjour Salimata,
Content de te retrouver ici. Entre Sénégalais, Gambiens et Maliens, qui sont ceux qui préparent le mieux le Yassa ? A mon avis les Sénégalais on une certaine avance, non? Dis moi si je me trompe.

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Oui, c’est normal, vu que nos deux pays ont une frontière et une histoire en partage. Nous venons avec de l’attiéké et prenons un peu de vos poulets et de vos pintades ; ensemble, l’amitié ivoiro-burkinabè se célèbre au stade du 04 août de Ouagadougou et dans bien d’autres endroits animés du Kadiogo et de bien d’autres régions du Faso. Il en est de même pour les villes de Côte d’Ivoire dont Ferkessédougou, Bouaké, Dimbokro et Agboville (pour ne citer que celles là) visitées par le train sur la ligne Abidjan - Niamey.
De nombreux burkinabè et ivoiriens vivent de part et d’autres des frontières. Et comme tu le sais, nombre d’élèves se sont retrouvés à une période donnée au Burkina Faso, pour les études, lorsque l’examen du probatoire battait son plein chez nous. Il fallait naturellement avoir de l’attiéké dans ses valises …;
Aussi, l’habitude des motos est en hausse d’ailleurs dans la deuxième ville du pays ( Bouaké ).

Je ne savais même pas que le Yassa se cuisinait aussi au Mali et en Gambie. Je le connaissais comme un met sénégalais. Mais, j’attends de goutter un de ces quatre aux versions maliennes et gambiennes. Pour l’heure, je garde de bons souvenirs du Yassa sénégalais.

@seydoucamara @Charles @salimata @alain_georges Je suis très content de vous retrouver tous ici pour cette importante discussion sur la nutrition. J’espère que beaucoup d’autres vont nous rejoindre aujourd’hui.
@Charles, peux-tu nous décrire ton repas ordinaire en tant que « végétarien soft »? Ta présence crée un certaine diversité, alors on en profite :wink:
@seydoucamara, la sauce patte d’arachides, ça me tente vraiment, encore plus quand c’est accompagné de poisson. Très bon appétit.
@salimata, entre Sénégalais, Gambiens et Maliens, qui sont ceux qui préparent le mieux le Yassa ? A mon avis les Sénégalais on une certaine avance, non? Dis moi si je me trompe.
@Serge, tu as vu juste. La nutrition est sans frontière, un peu partout on trouve des gens et des communautés qui ont les mêmes habitudes et préférences alimentaires, tout en ayant chacune leur spécificité locale.

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