SEMAINE 4: Examen des différents outils et approches de la discussion interactive

Bonjour à toutes et à tous,

Je vous souhaite une chaleureuse bienvenue à la semaine 4 de notre échange. C’est la dernière semaine. Vos réactions nous rassurent de ce que vous appréciez bien cette discussion et que vous tirez des enseignements des expériences des uns et des autres. Si vous avez raté certains sujets des semaines antérieures, sachez que vous avez toujours la possibilité d’y retourner pour partager votre point de vue et votre expérience.

Cette semaine, nous nous penchons sur les différents outils et approches de la discussion interactive à la radio. Nous allons aussi répondre aux différentes questions que vous avez posés. Des experts en la matière viendront de temps à autre pour enrichir la discussion.

La combinaison de plusieurs approches et outils médiatiques a fait ses preuves dans la consolidation de l’impact des campagnes de communication. La discussion interactive à la radio donne aux personnes ordinaires la possibilité de participer aux échanges sur des sujets qui les concernent. Si vous voulez produire des émissions utiles, vous devez permettre aux personnes ordinaires de s’exprimer. Si vous voulez augmenter votre taux d’écoute et vos revenus, améliorez la qualité de vos émissions interactives. A ce point, une question se pose, à savoir, comment réaliser ceci! La radio toute seule est juste un canal. Si les auditeurs et auditrices n’ont pas les moyens d’interagir avec l’émission radio, ça prend la forme d’un cours magistral.

Un adage dit ceci: “Dis moi et j’oublierai, enseigne moi et je m’en souviendrai, implique moi et j’apprendrai”. La discussion interactive à la radio invite à l’implication des auditeurs et auditrices.
Il y a plusieurs façons d’impliquer vos auditeurs et auditrices. Une émission où l’on reçoit les appels téléphoniques est l’une des méthodes pour interagir directement avec les auditeurs, mais comme certains parmi vous ont relevé, la gestion de l’antenne peut être stressante pour un animateur ou animatrice qui reçoit la même personne tout le temps, ou même ceux et celles qui retiennent l’antenne avec de longues interventions. Vous pouvez consulter le document suivant pour apprendre à mieux gérer les appels à l’antenne. Comment réaliser une tribune téléphonique.docx (109,6 Ko)

Jetez aussi un regard sur cet article interessant de RRI qui explique comment l’organisation utilize Facebook et Twitter pour Barza infos (wire.farmradio.fm/fr) Réseaux sociaux pour les radiodiffuseurs.docx (170,4 Ko)

Ce document est aussi disponible dans le dossier des ressources pratiques. Il vous donne les astuces sur comment échanger avec vos auditeurs à travers Facebook et Twitter.

Pour contribuer à la discussion cette semaine, veuillez répondre aux questions suivantes:

  1.   Quels sont les approches et outils de la discussion interactive à la radio que vous voudrez bien essayer?
    
  2.   Qu’est ce qui pourrait freiner un participation active des auditeurs et auditrices si vous commencez à utiliser ces approches?
    

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Bonne semaine à toutes et à tous!

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Salut chers amis. De nos jours le téléphone reste le moyen de communication pour les émissions interactives à la radio. Cet outil permet aux auditeurs actifs et inactifs des différentes contrées de connaître beaucoup de choses virtuellement. Par cet outil la formation se fait sans faute.

Le problème le plus crucial reste la question de la perturbation du réseau. Au Tchad, précisément à PALA, lieu où je suis, le réseau peux vous amener à donner un cours magistral, car pas de possibilité pour recevoir des appels à l’antenne. L’émission reste ce jour, un monologue.

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Bien sûre que oui le téléphone joue beaucoup plus et contribue à nos émissions. Le réseau est un problème, mais aussi, dans les zones rurales, le manque d’installations pouvant ouvrir les zones aux communications téléphoniques fait que les émissions réalisées dans les zones rurales connaissent autres problèmes que ceux connus dans les centres urbains. Ici, nous nous référons aux zones dans lesquelles nous opérons qui sont les zones rurales de la province du Sud-Kivu, la partie Est de la RD Congo. Vous trouvez des coins où pour se connecter, un paysan doit faire à peu près 5 à 6 Km à pied pour ainsi commencer les cérémonies de l’identification de la place où il doit se tenir sans bouger pour que son portable affiche un signal de connexion qui lui sera contraint de ne bouger rien sur lui de peur de ne pas perdre le peu de connexion acquis déjà. Que peut être encore une autre solution pour suppléer à des situations pareilles?
Stanislas Woanga Kamengele

Directeur de la Radio Rurale Femmes messagères de la Paix Fizi-RD Congo.

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Bien sûre que oui le téléphone joue beaucoup plus et contribue à nos émissions. Le réseau est un problème, le manque d’infrastructures de communication comme les autres les évoquent mais aussi, nous voulons en ce qui nous concerne, dans les zones rurales où nous opérons, partager une expérience vécue au quotidien. Le manque d’installations pouvant ouvrir nos zones aux communications téléphoniques , pas de signale téléphonique sur les portables dans les zones. Ceci fait que les émissions réalisées ici connaissent autres problèmes que ceux connus dans les centres urbains. Certains coins de la Province du Sud-Kivu, la partie Est de la RD Congo. Vous trouvez des coins où pour se connecter, un paysan doit faire à peu près 5 à 6 Km à pied pour ainsi commencer les cérémonies sur une colline. Cérémonies d’identification de la place où il doit se tenir sans bouger pour que son portable affiche un signal de connexion. Une trouvé, le signale l’oblige de ne bouger rien sur lui, de ne faire aucun mouvement que ce soit de peur de ne pas perdre le peu de connexion acquis déjà et dont, en appelant, les interférences dominent sa communication.
Que peut-on Monsieur Meli faire encore pour suppléer à des situations pareilles et rendre plus riches nos émissions? Quelle peut être aussi cette expériences des partenaires qui puisse nous aider à trouver une amélioration dans des circonstances comme les nôtres?

Vos stratégies aideront RFM à aller plus loin.

Stanislas Woanga Kamengele

Directeur de la Radio Rurale Femmes messagères de la Paix Fizi-RD Congo, du Feuillet de sensibilisation rurale « Helewa Kiji Chako= Maitrise ton village, ton milieu ».

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Bonjour à tous et a toutes et bon début de semaine.

Je voudrais partager ce fait avec vous. Les émissions interactives que nous avons à Radio Batcham (service des programmes en langues locales) nous permettent de découvrir les talents et de recruter les animateurs. Beaucoup de nos collaborateurs ont étés recrutés comme ça.

L’outil que nous aimerons utiliser pour les discussions interactives en plus du téléphone et les lettres c’est Facebook et Whatsapp. Ce qui devra freiner est la mauvaise connexion du réseau en milieu rural et aussi l’indisponibilité des téléphones Androides qui n’est pas encore accessible pour plusieurs auditeurs et auditrices à cause du coût élevé.

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Bonjour à tous et bon début de semaine.
Au niveau de la radio Fatou nous aimerions utiliser le téléphone entre nos auditeurs, auditrices et la radio. Mais aussi, avoir des outils de reportage de dernière génération pour mieux jouer davantage notre rôle dans le développement de la communauté.
Avec le développement lent de la mise en place des connexions internet dans localité nous espérons que ce manquement sera corrigé pour permettre aux émigrés de la zone de participer a des émissions à travers les réseaux sociaux et des applications telle que, Whatsapp et d autres ce qui viendra enrichir les échanges. Nous ne disposons plus de technologie pour mettre notre radio en ligne qui est une révolution dans le secteur des radios.

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Bonjour à tous.
A la radio Cayar FM que je dirige, j’ai réfléchi avec mon équipe sur comment faire participer les auditeurs aux émissions. Finalement avec un groupe de personnes nous avons mis en place un fans club. Le premier samedi du mois se tient une réunion chez un auditeur et la radio se déplace dans ces lieux. Nous réalisons l’émission en direct avec les auditeurs. Nous traitons de la vie de la radio. Comment massifier l’auditoire? Critique sur les thèmes d’actualité etc. C’est vraiment un moment d’échanges. Les Auditeurs se sentent valorisé et participent activement aux émissions.

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Waouh, ça crépite ici!:grinning: C’est l’ultime semaine de notre discussion qui démarre véritablement en trombe avec ces multiples interventions. C’est une semaine qui s’annonce riche en enseignements. Nous notons déjà à ce niveau que les outils préférés pour la discussion interactive sont le téléphone et les applications telles que WhatsApp et Facebook. mais de multiples problèmes se posent, à savoir, la perturbation fréquente du réseau, l’inexistence du réseau par endroit et la cherté du téléphone androïde tel que soulevé par @Foka_mapagne, @damisjunior et @Beaudelaire1 .

Alors, comment suppléer des situations pareilles pour interagir avec l’auditoire, a demandé Stanislas Woanga de @RFMP. Vous pouvez essayer cette idée ingénieuse de Mbaldé Baboucar de @RadioCayar, qui a trouvé une stratégie pour ‹ massifier l’auditoire › avec la création d’un ‹ fans club › qui marche bien. En l’absence du réseau téléphonique, de telles rencontres peuvent êtres enregistrées sur le terrain et diffusées à l’antenne plus tard. Ce point et bien d’autres préoccupations feront l’objet du regard croisé des experts dans les prochaines heures.
Merci à tous.

Bonjour chers amis.
je suis ravie de vous retrouver pour cette quatrième semaine. Les outils de discussion sont multiples. Avec les nouvelles technologies, le téléphone (appel et SMS), facebook et mail font toujours l’affaire. Toutefois, la technique ayant ses caprices, nous sommes dans l’obligation de recevoir aussi les courriers, vieilles méthodes, mais efficaces. Surtout pour les radio communautaires des zones rurales, le courrier est très efficace.
Un autre méthode, celle que nous utilisons fréquemment à Radio Mucodec, c’est de donner l’occasion à ceux qui peuvent passer à la station de venir pour participer aux différentes émissions, souvent enregistrées sous forme de faux-direct.

Pour les freins, c’est la censure. A Radio Mucodec par exemple, si jusqu’à aujourd’hui, on utilise que les SMS et Facebook, c’est parce que les responsables évitent que les auditeurs débordent sur les interventions. Vous savez que nous au Congo Brazzaville, le climat politique est un peu glissant et les populations confondent parfois et manifestent leur ral-le -bol à n’importe quel moment. C’est donc la censure, das certains cas qui peut freiner la participation active des auditeurs. Et le risques, c’est beaucoup plus pour les émissions en direct et à téléphone ouvert.

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Bonjour @Raissa_Damba, et merci de partager avec la communauté cette riche expérience de Radio Mucodec. J’ai bien aimé votre technique de ‹ faux-direct › qui facilite le contrôle de l’antenne dans un contexte politique difficile et permet aussi de contourner d’autres difficultés liées aux insuffisances infrastructurelles.
Merci

Bonjour à toutes et à tous, @Raissa_Damba @RadioCayar @Beaudelaire1, @RFMP @damisjunior, @Serges, @Carole_Leuwe, @christian, @mexancarionne, @Bbalima, @Djamilla, @Foka_mapagne, @FBoly, @harintsoanoro, @hot, @ID-FM, @Ltogola, @Lass_Kaba, @MKeita, @NORO, @Oumarou_Sidibe, @Oumou1, @Ousseini, @Ousmane_Macka_Ly, @PATRICK, @Papou, @Privat_Tiburce, @RADIO-ONDESE-FM, @REDLeo, @RUKATA, @Tessouke_Adama, @venegre.

Comme promis, nous allons progressivement publier les réponses aux questions que vous avez posés dans le cadre de cet échange. Les experts ont réagit et nous allons partager ces réponses avec vous par vagues. Nous tenons à préciser que nous avons mis les questions des plateformes anglaise et française ensemble pour que toute la communauté puisse tirer profit de l’apport de ces experts.
Voici donc un premier jet. N’hésitez pas à commenter.
Merci

1) Avec le temps qui passe on observe de plus en plus d’animateurs qui donnent leurs opinions, proposent des réponses aux questions et se comportement aussi comme les auditeurs ou invités. Quelles nouvelles approches les animateurs testent-ils pour rendre leurs émissions plus interactives?

On constate ici que la présentatrice ou présentateur essaye de jouer plusieurs rôles pourtant chaque acteur dans une émission a un rôle distinct à jouer et ne doit pas aller au delà des limites de ce rôle. Cela pourrait dérouter l’auditeur ou l’auditrice si le présentateur se mettait à faire beaucoup de choses au même moment. Il peut donner son opinion, en introduisant un enregistrement ou interview à la suite duquel il/elle dit être d’accord ou en désaccord tout en expliquant pourquoi. Le présentateur ou la présentatrice ouvre ainsi un dialogue, une conversation. Il/elle pourrait ensuite demander le sentiment de l’auditoire et les inviter à appeler ou diffuser des opinions pré-enregistrées, par exemple. Si vous n’avez pas d’invité, comme un expert ou un agent de l’Etat, vous pouvez pré-enregistrer ces personnes et diffuser. Il faut tout simplement s’assurer que le présentateur ou la présentatrice ne prétend pas jouer le rôle de trois personnes différentes. Les auditeurs pourraient perdre confiance en cette personne si elle/il essayait de jouer plusieurs rôles au même moment. (Laura Angela Bagnetto, service Afrique, langue anglaise, Radio France International)

Fondamentalement, le rôle de présentateur ou présentatrice sert de lien entre les auditeurs et les personnes ressources qui sont interviewés. Pour les émissions interactives à la radio, l’intervieweur va au delà des questions pour lesquelles il recueille des réponses. Il/elle facilite la conversation dans l’ensemble pour rendre l’émission plus interactive avec un grand nombre d’auditeurs. C’est par exemple la responsabilité du présentateur ou de la présentatrice qui anime une émission interactive, d’inviter les autres auditeurs ou experts à laisser leur avis sur le sujet sur la plateforme en ligne Uliza ou ailleurs pendant qu’il continue l’échange. (Kumah Drah, Coordonnateur formations et normes, Ghana, Radios Rurales Internationales)

Le role de l’animateur pourrait être mis en exergue et expliqué clairement. Intervieweur neutre ? Provocateur ? Est-il journaliste ou expert? En tant qu’invité, j’aimerai bien maitriser mes attentes au moment où j’entre dans un studio, ou être confiant vis à vis du micro. La règle pour moi a toujours été: ‘Pas de surprises’. Prétendre être un grand journaliste et se lancer dans la divulgation de ses avis personnels est une atteinte à la confiance placée en soi. (Richard Perry, Chargé des médias et de la communication, Coady International Institute, Canada)

En tant que présentateur d’une émission dont le but est d’informer les auditeurs sur des sujets qui les interessent, il est utile de consacrer un peu de temps de réflexion sur les introductions et conclusions des différents segments de votre émission radio. Vous jouez un rôle important en résumant les informations obtenues lors des interviews, conférences, etc. Définissez un but global pour l’émission que vous voulez produire ainsi que les acquis que vous souhaitez que vos auditeurs et auditrices retiennent. Alors, comment pouvez-vous vous assurer que ce qui a été dit lors des interviews soit effectivement retenu par les auditeurs? En faisant un résumé des informations qui transparaissent de l’interview, vous facilitez la compréhension des messages diffusés. (Sylvie Harrison, Chef de l’équipe chargée du Développement des Métiers Radiophoniques, Radios Rurales Internationales)

Le rôle de l’animateur ou animatrice est de rendre service à l’auditoire. De ce fait, il/elle est appelé parfois à annoncer à l’antenne, des avis différents qu’il/elle aurait entendu, puis demander aux auditeurs de réagir sur ces différentes affirmations. (Doug Ward, Président, Radios Rurales Internationales)

2) Que puis-je faire pour que mon auditoire ne se lasse point de mon émission si je dois aborder un sujet dans une série d’émissions radiophoniques de 30 minutes?

Vous pouvez le faire en utilisant plusieurs formats pour présenter les contenus. Si votre sujet était par exemple sur ‘la conservation des patates douce’ à consommer pendant la saison sèche. Vous pouvez consacrer 7 à 10 minutes à l’interview d’une femme qui explique les efforts qu’elle fournit pour nourrir sa famille pendant la pénurie alimentaire, comment elle a apprise le technique de conservation, ce qui l’aurait motivée à essayer cette technique, les difficultés rencontrées, les conflits et risques encourus pendant la période d’éssai et ce qui a véritablement changé. Si vous parvenez à obtenir une chanson sur la nutrition et la sécurité alimentaire, diffusez un extrait de 3 minutes. Parlez de la procédure de conservation de la patate (équippements, coût et avantages). Veuillez impliquer un agent vulgarisateur ou toute autre personne pouvant vous fournir le contenu.
Vous pouvez aussi y insérer le vox-pop où vous demandez aux gens s’ils connaissent la technique de conservation et s’il l’ont déjà essayé. Les appels téléphoniques peuvent aussi hausser l’éclat de votre émission en permettant aux auditeurs de donner leur avis sur le sujet. (Susuma Susuma, Chargé des Programmes Radio et de la Formation, Radios Rurales Internationales, Tanzanie)

Veillez sur les variations de votre intonation/voix. Comment parlez vous à la radio? Si le sujet est humoristique, êtes-vous apte à le tenir? Faites-vous participer hommes et femmes dans votre émission? Donnez-vous la possibilité aux gens de s’échanger les uns avec les autres et de se faire entendre? Utilisez-vous une langue qui est comprise par vos auditeurs et auditrices? Nous déroutons nos auditeurs et auditrices lorsque nous utilisons un mélange de langues ou utilisons beaucoup de mots techniques et scientifiques. Évitez ces erreurs et vos émissions seront toujours intéressantes. (Pascal Mweruka, Chargé des Programmes Radio et de la Formation, Uganda, Radios Rurales Internationales)

C’est important d’introduire l’émission et/ou sujet d’une manière que les gens le trouvent utile. Faites de votre programme un moyen de resoudre un problème. De cette façon, les solutions pourraient êtres attrayantes et pertinentes pour un plus grand nombre d’auditeurs. (Kumah Drah, Coordonnateur Formations et Normes, Ghana, Radios Rurales Internationales)

Rendre une émission attrayante peut prendre plusieurs étapes. Si les sujets traités sont importants et opportuns pour votre auditoire, alors, vous avez réussi la première étape. Votre présentation du sujet fera aussi la différence. Si vous souriez en parlant, les auditeurs vont percevoir la différence. Soyez curieux sur le sujet. Vous pouvez ne pas être agriculteur/agricultrice ou vivre en milieu rural mais votre auditoire l’est. Si vous lisez et développez de l’intérêt pour les sujets que vous présentez, les auditeurs et auditrices feront la différence. Amusez vous quand c’est approprié. Associez votre auditoire à la création des chansons et poèmes. Prenez du temps pour créer des aides mémoire interessantes. Ces courts formats de divertissement sont loin d’être insignifiants. Ils sont mémorables et encouragent les auditeurs à rester à l’écoute. (Sylvie Harrison, Chef de l’équipe chargée du développement des métiers radiophoniques, Radios Rurales Internationales)

La meilleure façon de la maintenir intéressante est de commencer par une question émotionnelle, pas une question rationnelle froide. C’est à dire, ne pas demander « comment les agriculteurs peuvent augmenter la production », mais “comment une agricultrice comme Millie peut-elle mieux utiliser sa terre pour garder ses enfants en bonne santé tout au long de l’année”. (Doug Ward, Président, Radios Rurales Internationales)

3) Comment puis-je susciter l’intérêt des personnes qui ne veulent pas appeler pour interagir avec nous à l’antenne?

• Vous pouvez utiliser d’autres méthodes qui ne les obligent pas à appeler pendant l’émission, parce que parfois, les auditeurs et auditrices sont découragés du fait de l’encombrement de la ligne téléphonique.
o Sondages vocaux – avec les sondages vocaux, les auditeurs et auditrices peuvent avoir la possibilité de participer et faire des commentaires sur l’émission radio à tout moment
 Vous pouvez avoir un numéro pour la participation et l’annoncer de temps à autres à la radio
 Les auditeurs et auditrices peuvent alors appeler et participer à tout moment
 Les sondages vocaux peuvent permettre à ces auditeurs et auditrices d’enregistrer leurs avis
 Les radiodiffuseurs et radiodiffuseuses peuvent accéder ces enregistrements plus tard et les inclure dans l’émission radio.
o Emission d’appels – Vous pouvez, à partir de votre studio ou station, émettre des appels en direction des auditeurs et auditrices qui représentent le groupe don’t vous voulez entendre les voix, par exemple: groupes de femmes.
• Parfois, certains groupes d’auditeurs n’ont pas suffisamment de courage pour appeler. Il faut donc utiliser la radio de façon à ce qu’ils se sentent à l’aise. Je parle ici de l’utilisation des spots de promotion des émissions et le choix des génériques. Aussi, la création d’une ligne téléphonique spéciale pour les FEMMES peut les encourager à mieux participer. (Kassim Sheghembe, Chef d’équipe des Technologies de l’Information et de la Communication, Tanzanie, Radios Rurales Internationales)

Vous pouvez aussi leur offrir l’option d’enregistrer leurs commentaires ou questions, au lieu de le faire en direct, en utilisant un répondeur ou le service de messagerie vocale pour telephone portable. (David Mowbray, Consultant principal, Opportunités stratégiques, Communications, Formations et normes, Radios Rurales Internationales)

Vous pouvez faire le vox-pop, enregistrer les gens dans leur environnement naturel et utiliser ces enregistrements pour enrichir l’émission. Vous pouvez aussi créer un sondage pour obtenir les rétroactions sur les pratiques culturales actuelles ou la gestion des problèmes actuels. (Jill Dempsey/Metro Matin/ Office de Radiodiffusion Télévision Canadienne-CBC, Radio Toronto)

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Très édifiant.
Merci

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Bonjour je trouve que cette démarche est la bienvenue. Elle permet de mettre en confiance les auditeurs mais aussi de créer la familiarité au niveau du groupe.

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Bonjour, je partage les points de vue de Kumah et Angela. Et moi je dis que le rôle du présentateur est de modérer. Distribuer judicieusement la parole.

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Vraiment merci, merci, et nous disons énormément merci pour ces interactions de nos experts. Je pense que, en lisant les interactions de ces derniers, ils viennent de nous édifier et pour votre information, je viens d’imprimer celle-ci pour l’intérêt de nos collègues aussi. Pour tout ces conseils technique reçu depuis le début de la discussion, des pratiques en suivent sur les ondes de notre radio. Depuis ce lundi, en collaboration avec le chef de programme, après le sondage en directe, une nouvelle émission agricole interactive vienne d’être créée sur notre radio suite aux conseils et expériences reçu ici. Sa première diffusion débute ce 25 mars 2017 et je compte vous la partagée ici pour plus des commentaires et orientations.

A part cela cher(e)s confrères et consœurs radiodiffuseurs et diffuseuses, en lisant ces interactions des nos experts, il y a quelque part là où on parle des animateurs qui font beaucoup des choses dans une émissions interactive à la place des auditeurs, alors, c’est là que j’ai encore un petit souci. Cher(e) confrères (soeurs), je pense qu’il est conseillé à un journaliste de se documenté sur le sujet à traiter avant la production. Alors, je me demande si l’intervenant (l’auditeur) veux déborder ou il est dans l’ignorance totale à la matière et que le journaliste est seul dans le studio, c’est-à-dire il n a pas d’expert, est ce que le journaliste peut-il se mettre à la place de l’expert à répondre et à bien expliquer à l’auditeur la matière? Merci
David Munyaga

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Merci David pour ces notes positives et surtout ces engagements pris pour améliorer vos productions. Quant à votre souci sur le rôle du journaliste qui est seul en studio, je pense qu’il peut donner des éclaircissements s’il est bien informé ou maîtrise bien le sujet. Il doit éviter de prétendre connaitre ce qu’il/elle ne connait pas. Il faut éviter de jouer l’expert. Un des experts dit d’ailleurs ceci, je cite:

Voici la deuxième série de réponses des experts aux questions posées le long de cette discussion:

4) Quelles sont les techniques utilisées pour convaincre les personnes craignant le microphone de se laisser interviewer?
Merci pour la question. En effet, la plupart d’invités craignent le microphone quand c’est leur premier passage à la radio ou premier enregistrement. Pour commencer, quand vous vous engagez à enregistrer un membre de la communauté, veuillez préparer la personne avant de ‘effrayer’ avec un enregistreur ou microphone. Créez un lien de confiance entre vous et votre invite d’abord, puis retirez le micro de sa caisse et posez sur la table. Dites à votre invite que vous allez utiliser ce gadget pour enregistrer l’interview ou échange avant de commencer l’enregistrement effectivement. Cela aidera l’invité à être à l’aise. Si les invites affichent leur crainte du micro en studio, prenez du temps avant le démarrage de l’émission pour les informer sur le sujet de l’émission. Certaines stations disposent des studios de production. Vous pouvez promener les invités dans le studio de production et les faire comprendre que le studio d’émission est similaire et qu’il n y a pas d’inquiétude à se faire. S’ils vont utiliser les écouteurs, veillez au réglage de ces écouteurs et demandez aux invités de les mettre en le faisant vous aussi. Demandez à vos invités s’ils sont confortablement assis et à l’aise avec les écouteurs. Ensuite, commencez l’émission en douceur en créant un rapport de confiance et tout ira bien. (Pascal Mweruka, Chargé des Programmes Radio et de la Formation, Ouganda, Radios Rurales Internationales)

C’est une question difficile et on peut y consacrer des modules de formation entiers. Beacoup depend de la situation et de l’endroit où l’on se trouve, si c’est le direct ou un enregistrement, en studio ou sur le terrain, par téléphone ou face à face. Les gens sont timides pour plusieurs raisons. Voici quelques unes:
• Ils/elles ont peur de commettre des erreurs ou qu’ils/elles feront face à des questions don’t ils/elles ne connaissent pas la réponse. Ils/elles perçoivent l’interview comme un examen.
• Ils ont peur que leur amis pensent qu’ils essaient de se démarquer par rapport à eux.
• Ils/elles ont peur de vous, l’intervieweur, pensant que vous pourrez avoir un agenda secret.
• Votre technologie – enregistreur et et microphone – peut les intimider.
• Ils/elles peuvent croire honnêtement qu’ils/elles n’ont rien d’important à dire.
• Ils/elles pourraient penser que vous (l’intervieweur) n’a rien en commun avec eux et qu’ils/elles auront des difficultés à collaborer avec vous.
RRI a réalisé un module de formation intitule “l’Etiquette de l’Entrevue” qui montre quelques techniques pour surmonter la peur chez les invites. (David Mowbray, Consultant principal, Opportunités stratégiques, Communications, Formations et Normes, Radios Rurales Internationales)

L’autre technique pour réduire la timidité est d’introduire le microphone de manière subtile à partir du côté, au lieu de le plaquer directement à la face de l’invité. On peut aussi trouver une excuse en demandant à l’invité de tenir le micro pendant que l’on cherche quelque chose dans le sac à outils. Ainsi, ils verront ça comme un simple outil et s’en accommoder. Ça facilite intégration dans le processus. (Richard Perry, Chargé des médias et de la communication, Coady International Institute, Canada)

Il faut choisir un endroit discret pour l’entretien. Ainsi, l’invité comprendra que vous discutez à deux. Je demande toujours à mes invites de me regarder parce que rien d’autre ne compte. Nous sommes tout simplement en train de discuter et c’est le plus important. (Jill Dempsey/Metro Matin/ Office de Radiodiffusion Télévision Canadienne-CBC, Radio Toronto)

Il ne faut pas utiliser une approche de confrontation. Vous pouvez permettre à l’invité de tenir le micro ou le petit enregistreur avant l’interview mais pas pendant l’entretien, car en tenant le micro lui même, l’invité peut oublier et l’éloigner inconsciemment de sa bouche. (Doug Ward, Président, Radios Rurales Internationales)

Il faut consacrer un peu de temps à l’introduction de l’invité au microphone. Il faut presenter le micro et expliquer comment il fonctionne et pourquoi vous devez l’utiliser au lieu de prendre les notes. Ne commencez l’interview que lorsque vous constatez que l’invité se sent déjà à l’aise.
(Douglas Rushton, Journaliste, veteran de l’audiovisuel et de la presse écrite)

*5) Comment puis-je faire participer mes auditeurs n’ayant pas accès à internet et au téléphone?
*
-Chaque fois que possible, visitez leurs exploitations agricoles et enregistrez leurs voix (experiences et opinions)
-A l’antenne, demandez aux auditeurs d’écrire leurs commentaires sur papier et de transmettre à la radio à travers d’autres habitants du village qui qui voyagent par bus/voiture. (Ceci est applicable là où il y a un système de transport régulier entre la localité ou vit l’auditeur ou auditrice et la ville où la station radio est située) (Susuma Susuma, Chargé des Programmes Radio et de la Formation, Tanzanie, Radios Rurales Internationales)

Vous pouvez toujours demander aux auditeurs d’utiliser le courrier ancien. En Ethiopie, avant la forte pénétration du téléphone portable en zone rurale, la BBC demandait au auditeurs d’envoyer leurs questions, commentaires et idées pour l’émission hebdomadaire sur la santé reproductive des adolescents par courrier. Chaque semaine, ils recevaient des centaines de lettres manuscrites. Chaque auditeur recevait en retour une carte postale dédicacée portant une image des réalisateurs et présentateurs et un message de remerciements. (David Mowbray, Consultant principal, Opportunités stratégiques, Communications, Formations et Normes, Radios Rurales Internationales)

Les descentes sur le terrain et les lettres sont importantes dans cette situation. Il y a aussi l’émission des appels à partir du studio ou de la station. Organisez des réunions au sein de la communauté. Ça c’est mieux qu’une émission avec appels en direct. (Doug Ward, Président, Radios Rurales Internationales)

6) S’il m’est impossible de me rendre dans les zones reculées pour interviewer les agriculteurs ruraux, en général, et les femmes, en particulier, comment peuvent-ils participer à mon émission radiophonique (surtout les personnes démunies de téléphone ou Internet)?

*voir question 5 ci-dessus [sur l’interaction avec les auditeurs et auditrices qui n’ont pas accès à internet et au téléphone]

Parfois, les idées anciennes redeviennent actuelles. L’autre option c’est mettre à la disposition des groupes de femmes des postes radio avec microphone et enregistreur incorporé. Elles peuvent ainsi enregistrer leurs commentaires sur une carte mémoire. RRI utilise ensuite le réseau de téléphonie mobile pour transmettre ces messages à la station, mais dans les zones reculées comme le Darfour au Soudan, les cartes mémoires étaient collectées par les ONGs locales et envoyées par tout moyen de transport disponible. _(David Mowbray, Consultant principal, Opportunités stratégiques, Communications, Formations et Normes, Radios Rurales Internationales)**

Un élément clé en matière de création des émissions interactives de haute qualité à la radio c’est la collaboration. Si vous ne pouvez pas accéder à certaines des communautés de votre zone d’écoute, essayez de collaborer avec des gens qui y vont. Y a t-il des agents vulgarisateurs ou ONGs qui travaillent avec ces communautés? Pouvez-vous négocier quelque chose avec eux? Ils/elles pourraient s’y rendre avec un enregistreur et une série de questions et conduire des interviews avec des personnes préalablement identifiées ou ramener les cartes mémoires et autres correspondances des auditeurs et auditrices. Collaborer avec les autres c’est aussi s’assurer que vous disposez d’une variété de personnes ressource qui maîtrisent différents sujets et peuvent intervenir sur des sujets proposés par votre auditoire. (Sylvie Harrison, Chef de l’équipe chargée du Développement des Métiers Radiophoniques, Radios Rurales Internationales)

Faire participer les femmes nécessite une forte culture de l’éthique au sein de la station. Les chefs de station doivent encourager les présentateurs, reporters et réalisateurs à se rendre compte de la nécessité absolue de faire participer les femmes, qu’elles soient ménagères et/ou agricultrices. (Douglas Rushton, Journaliste, vétéran de l’audiovisuel et de la presse écrite)

N’hésitez pas à commenter ou enrichir avec votre expérience.
Merci
Meli

Salut. Ces réponses sont vraiment enrichissantes.
Une fois pour le compte de radio Medumba j’ai rencontré un chef de service. Dans notre causerie je lui ai demandé ce qu’ il pensait de la journée internationale de la femme. Il répond que c’est l’occasion donnée aux femmes pour se mesurer aux hommes. Maintenant je lui dit que je vais devoir enregistrer pour la radio. Lorsque je sors mon dictaphone du sac et lui repose la même question, la réponse change et devient. " c’est une journée bien pensée pour ceux qui l’ont institué car les femmes étaient marginalisées. Comment expliquer cela?

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Je pense pour ma part qu’il faut mettre les invités en confiance. Leur dire que c’est une simple causerie. Eviter les questions longues et ennuyeuses.
Giscard Mbounga
Radio Aurore
Cameroun

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@Ide, tu as dit que c’est un chef de service. Ce qu’il te dit en off ne sera pas la même chose enregistrée. C’est la politique du gouvernement. C’est tout.
Giscard Mbounga

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